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|---|---|---|---|---|---|
| Molène de mai | |||||
| Classification classique | |||||
| Règne | Plantae | ||||
| Classe | Magnoliopsida | ||||
| Ordre | Scrophulariales | ||||
| Famille | Scrophulariaceae | ||||
| Genre | |||||
| Verbascum L., 1753 |
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| Classification phylogénétique | |||||
| Ordre | Lamiales | ||||
| Famille | Scrophulariaceae | ||||
| Taxons de rang inférieur | |||||
| Voir texte | |||||
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Les molènes sont des plantes dicotylédones
pour la plupart bisannuelles, appartenant à la famille des Scrophulariacées
et au genre Verbascum. Souvent de grande taille, elles sont
pubescentes, avec des fleurs
à cinq pétales, le plus souvent jaunes à anthères
orange, groupées en longs épis. les feuilles forment une rosette à la base,
puis sont alternes le long des tiges. L'espèce la plus connue est le
bouillon-blanc (V. thapsus et espèces voisines), réputé pour ses
vertus médicinales, mais il y en a bien d'autres. Les molènes apprécient
les terrains secs et fleurissent généralement à partir de juin.
Le latin verbascum, déjà employé par Pline l'Ancien pour nommer la plante, est d'origine obscure. On le retrouve dans l'italien et le castillan verbasco (ou varbasco). Le français molène, attesté au XIIIe siècle sous la forme moleine, est un dérivé de l'adjectif mou, évoquant sans doute la consistance et l'aspect des feuilles. Il est à l'origine de l'anglais mullein. Reste le terme de bouillon-blanc, utilisé pour désigner les molènes à feuilles tomenteuses d'aspect blanchâtre. Contrairement aux apparences, il n'est pas lié à un éventuel bouillon ou tisane, mais au bas-latin bugillone(m), qui paraît lui-même d'origine gauloise et est utilisé par Marcellus Empiricus, médecin bordelais du IVe siècle. À noter que la molène noire (V. nigrum) est parfois appelée bouillon-noir.
Le bouillon-blanc possède d'autres noms populaires : herbe de saint Fiacre, cierge de Notre-Dame, bonhomme, oreille de saint Cloud, queue de loup. La métaphore avec la queue du loup se retrouve dans le castillan gordolobo, mot à mot gros loup, en fait déformation du latin vulgaire coda lupi (queue de loup).
Les molènes de type bouillon-blanc (reconnaissables à leurs feuilles très velues, blanchâtres ou grisâtres) sont connues depuis très longtemps pour leurs effets bénéfiques sur le système respiratoire. On les conseille en phytothérapie pour combattre les diverses formes de toux, les bronchites, et même les extinctions de voix. On utilise les fleurs, préparées en infusion avec de l'eau ou du lait. Il est conseillé de filtrer l'infusion pour éliminer les poils.